Quel est l’état des lieux de la digitalisation dans l’enseignement supérieur ?

La transformation digitale n’est pas l’apanage des entreprises et des organisations de haut vol. Elle touche toutes les strates de la société, y compris le milieu de l’enseignement supérieur. Les écoles de commerce ou d’ingénieurs, les universités et les centres de formation indépendants doivent à la fois intégrer les nouvelles technologies pour améliorer l’apprentissage mais également refondre leurs programmes pédagogiques, de manière à mieux répondre aux exigences induites par la révolution numérique.

L’enjeu est double. Il ne suffit plus de considérer la technologie comme un support d’enseignement au sens strict, mais également comme une finalité métier qui doit orienter le processus de formation comme cela avait débattu lors du dernier évènement EducPros le 19 octobre 2017.

Le profil de l’étudiant à l’ère du tout-numérique

Affublé de son Smartphone, de sa tablette ou de son ordinateur portable l’étudiant type de la génération Z maîtrise déjà les codes du numérique… et attend la même chose de son lieu de formation. Il faut se souvenir que les digitales natives utilisent ces outils depuis l’enfance.

La qualité des établissements supérieurs, quels que soient les types d’enseignements qu’ils dispensent, est fortement corrélée à la modernité de ses équipements. Bien que l’investissement budgétaire soit encore conséquent, peu d’établissements peuvent faire l’économie d’un matériel informatique dernier cri pour faire montre de leur capacité d’innovation. D’autant plus que la dimension concurrentielle ne doit pas être éludée : les étudiants de la génération Z disposent d’une pluralité de choix et se tourneront plus volontiers vers une école ou une université ayant intégré – tout comme lui – la transformation digitale. Ces mêmes étudiants peuvent d’ailleurs aisément mesurer l’adaptation de leur future école aux outils de la révolution numérique en analysant leur présence sur les réseaux sociaux, par exemple.

La digitalisation du monde professionnel

Parallèlement, les entreprises sont également soumises depuis deux décennies à de fortes mutations induites par les bouleversements de l’économie numérique. La digitalisation des métiers nécessite à la fois une formation plus pointue des salariés et le recrutement de compétences spécifiques, possédant des acquis et un savoir-faire innés, notamment en ce qui concerne la manipulation des outils et des supports numériques : Internet, réseaux sociaux, cloud computing, outils collaboratifs, etc. Les acteurs de l’enseignement supérieur doivent donc fournir la formation la plus complète possible pour préparer les étudiants à ces nouveaux enjeux, gage de leur future autonomie dans le monde du travail. La création de l’Université Paris-Saclay, laboratoire et moteur pour l’enseignement supérieur, en est un bel exemple.

A cette fin, les enseignants du supérieur opteront pour des modes d’enseignements plus adaptés, comme les supports multimédias, les outils de vidéo-conférence, la mise en ligne des supports de formation sur le site de l’établissement… Offrir une palette plus riche de services numériques est également source d’innovation. Les professionnels de l’enseignement ont d’ailleurs, pour la plupart, intégré les enjeux de la transformation numérique en tant que facteur de réussite des étudiants et de leur insertion professionnelle.

La digitalisation de l’enseignement supérieur

Enfin, il faut souligner que les grandes écoles et les universités ne peuvent pas se contenter d’être de simples acteurs de la transformation digitale. Elles doivent repenser leur propre modèle en perspective de ce nouveau contexte sociétal. A ce titre, les outils digitaux ne doivent pas seulement être dédiés aux étudiants, mais trouver leur place en interne afin de déployer un logiciel pour l’enseignement supérieur adapté qui favorise une organisation pédagogique plus en phase avec la dynamique du monde moderne.
Les agendas partagés et la mise à jour automatiques des plannings fluidifient la communication et entraînent un important gain de productivité. L’externalisation des ressources informatiques de l’établissement (par le biais du cloud computing, par exemple) permet à celui-ci d’être plus agile, et de garantir l’accès aux informations essentielles sur tous types de supports et en tous lieux. Par exemple, un étudiant devrait pouvoir retrouver en quelques clics son emploi du temps ou ses supports de cours sur son Smartphone.

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